Chemin de traverse
Quand on parle de Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) l'on sait généralement que c'est un prêtre jésuite Français, théologien, philosophe et paléontologue. Ce que l'on sait moins, c'est qu'il participa à l'un des canulars ou fraude les plus célèbres de la paléontologie.
C'est en 1912, en Angleterre dans le Sussex à Piltdown que deux membres du British Museum Charles Dawson et Sir Arthur Smith Woodward découvrent un morceau de crâne ressemblant à celle d'un homme ( plus petit ) avec une mandibule de singe dépourvue de canine mais avec deux dents usées à la manière humaine. Ils tiennent là, ils en sont sûr, un être intermédiaire entre l'homme et le singe : le fameux chainon manquant.
La théorie de l'évolution ou théorie darwinienne ( L'origine des espèces de 1859 ) est ainsi démontrée par une preuve irréfutable.
Des spécialistes de l'époque se montrent septiques comme le Dr Arthur Keith anthropologue et Marcellin Boulle ( le Maître de Teilhard de Chardin ). Pour eux, la mâchoire est celle d'un chimpanzé et le crâne celui d'un homme soit en guise de chainon manquant deux êtres bien distincts.
Teilhard de Chardin agé de 32 ans et ami de Charles Dawson ne l'entend pas de cette oreille et promeut la thèse du chainon manquant qui de ce fait approuve la théorie de l'évolution de l'homme de Darwin.
Ce qui signifie qu'entre 1912 et 1953, la théorie que l'homme descend du singe était validée et acceptée par les institutions scientifiques de l'époque.
Ce n'est qu'en 1953 que le British Museum en ouvrant une enquête( quelques spécialistes avait de gros doutes ) a prouvé la supercherie !
Les ossements étaient trafiqués, la mâchoire était bien celle d'un singe et le crâne d'un homme. Pas de chainon manquant.
Si le British Museum a tout dévoilé dans son bulletin au début de la découverte de la fraude, il a très vite été convenu que pour ne pas nuire à la profession des paléontologues il valait mieux étouffer l'affaire.
Teilhard de Chardin avait-il été dupé par ces amis ?
Il ne semble pas. Pour la bonne raison qu'il récidiva avec l'affaire du Sinanthrope en 1923.
C'est en Chine cette fois-ci que nous retrouvons Teilhard.
En 1912 le Père Licent un jésuite effectue des fouilles à Choukoutien près de Pékin. Une équipe internationale subventionnée par la fondation Rockefeller a pris la suite en 1924 ou Teilhard devient un observateur pour le compte du Musée de l'Homme Français.
Entre 1922 et 1927 des molaires furent trouvées par l'Américain Davidson Black et le chinois Wang et déclarées comme étant des dents d'hommes inférieurs ainsi que des crânes ayant pour particularité d'avoir un trou au sommet et dont ils ont fait des moulages. ( crânes entre l'homme et le singe encore le fameux chainon manquant) .
Ce que l'on appelle le Sinanthrope ( l'homme de Pékin ).
Or, là aussi Marcellin Boulle n'est pas d'accord avec son élève Teilhard et pense que le sinanthrope est un singe et non un homme-singe.
Pour lui, 2 espèces sont en présences.
Des crânes de singes percés au sommet, et des squelettes d'homo sapiens. Ces derniers étant friands des singes. En effet, c'est par le trou au sommet du crâne qu'ils mangeaient la cervelle.
Il a écrit un article à ce sujet en 1934.
Or, Davidson Black meurt subitement sur le chantier de fouilles en 1934 et remplacé par le Docteur Weidenreich qui expliquera en 1939 puis en 1945 que les squelettes trouvés sur le site étaient bien des Homo sapiens et les crânes ceux de singes.
A savoir que les ossements du sinanthrope, crânes.. ont été perdus et que ce que nous voyons exposé dans les musées n'a rien d'authentique. Ce sont des moulages ( moulage de crâne sans les fameux trous ).
Teilhard de Chardin est donc un falsificateur par deux fois.
Certains diront qu'il a été manipulé par ses confrères mais il n'a jamais fait de démenti officiel sur ces fraudes. Il continua à donner des conférences ou il ne parla jamais de ces erreurs ( revue Psyché 1948 ).
Son objectif était apparemment d'aboutir coûte que coûte à la conclusion que la théorie de l'évolution de Darwin est la seule plausible.
Après avoir été sanctionné par l'église catholique, il s'installe dès 1951 à New-York et devient conseiller de la Wenner-Gren foundation.
"Il était comme un enfant qui n'a jamais grandi. Il possédait une connaissance merveilleuse de tous les termes techniques employés par les géologues et les paléontologues mais c'était tout. Ce qui est tragique, c'est que les opinions d'un tel homme, absolument sans valeur, aient influencé le monde universitaire..."
Révérend O Connel, paléontologue
Source : Les grands mensonges de l'histoire de l'historien Hervé Le Goff