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Chemin de traverse

Jeanne d'Arc

 

Jeanne d'arc
Jeanne d'arc

Jeanne d'Arc est un personnage emblématique de l'histoire de France. Considérée comme hérétique et brûlée le 30 mai 1431 elle est pourtant béatifiée en 1909 et canonisée en 1920 par l'église.

Allez comprendre.

Cette jeune femme que l'on nous présente comme bergère et illettrée maniait pourtant très bien la langue Française et non le patois de sa région lors de son procès, et était de surcroît une excellente cavalière. Encore une énigme.

 

Mais pour comprendre l'histoire de la pucelle, revenons au contexte politique de cette époque mouvementée.

La guerre de 100 ans

 

Tout commence à cause d'une femme. Aliénor d'Aquitaine qui épouse en seconde noce ( car annulation de son mariage avec le roi de France Louis VII en 1152 ) Henri II Plantagenet. Ce dernier devient ainsi en 1154 roi d'Angleterre mais également duc d'Aquitaine ( c'est à dire souverain de la moitié du territoire Français ) grâce à sa femme.

Ce qui amènera à des complications deux siècles plus tard concernant le prétendant à la couronne de France.

Philippe VI branche des Valois ou  Édouard III d'Angleterre petit fils du roi de France par sa mère ?

En effet, le 23/11/1407 le duc d'Orléans frère du roi Charles VI est assassiné rue vieille temple à Paris sous l'ordre de Jean sans peur le duc de bourgogne.

Le fils de Louis d'Orléans crie vengeance et forme une ligne contre les Bourguignons en faisant appel à son beau-père Bernard VII d'Armagnac.

 

A la bataille d'Azincourt  le 25/10/1415 une bonne partie de la noblesse Française est décapitée et les Anglais occupe les 2/3 du pays.

 

Bataille d'Azincourt
Bataille d'Azincourt

 

Mais en 1419 le duc de Bourgogne Jean sans peur est assassiné à son tour, et son fils Philippe le bon se rallie aux Anglais.

De là, découlera une guerre civile entre les Bourguignons ( qui se range du coté des Anglais) et les Armagnacs ( pour la couronne de France ).

 

Guerre entre armagnacs et bourguigons prémice de l'arrivée de Jeanne d'Arc
Le loup ( Louis Ier d'Orléans ) et le lion ( le duc de Bougogne )

 

Qui sera Roi de France ?

 

Dans ce royaume dévasté par les guerres il faut se souvenir de l'importance psychologique des prophéties qui circulent au sein de la population.

 

Des prophéties qui annoncent la venue d'une pucelle envoyée de Dieu pour sauver la France.

 

Comme la prophétesse d'Avignon Marie Robine  qui annonce que le royaume de France sera sauvé par une vierge. 

Une autre prophétie de l'époque est celle de Merlin l'enchanteur, le conseiller du roi Arthur :

"Une vierge venant du bois chenu chevauchera contre le dos des archers."

Le peuple Français a donc été bercé par ces prophéties, ces fictions prédictives au cours des années précédents la venue de Jeanne.

Et effectivement quant elle se présente elle suscite l'espoir et à l'adhésion pleine et entière de la population.

D'ailleurs, Jeanne d'Arc ne dit elle pas elle même qu'elle est la vierge des prophéties ?

 

Qui est Jeanne d'Arc ?
 

L'histoire officielle :

 

Dans les livres d'histoire nous apprenons que Jeanne d'Arc est une bergère vivant au village de Domrémy ( dans les Vosges ) qui ne sait ni lire ni écrire, qui joue petite près de la fontaine du bois chenu ( source miraculeuse ) que son père Jacques d'Arc est un laboureur et que sa mère s’appelle Isabelle de Vouthon dite Romée.

 

Maison de Jeanne à Domrémy
Maison de Jeanne à Domrémy

 

Nous savons également qu'elle commence à entendre des voix à 13 ans et que c'est saint Michel qui lui demande de sauver la France.

Plus tard ( vers 17 ans ) elle ira demander en janvier 1429 à Robert Baudricourt , serviteur du roi de France Charles VII et qui habite à Vaucouleurs de l'escorter jusqu'à Chinon ou se trouve le roi car elle à un message de Dieu à lui transmettre.

Ce dernier refuse tout d'abord puis cède un mois plus tard soit en février 1429.

Elle sera accompagnée auprès du roi par :

et le 4 mars elle arrive à Chinon.

Toute la cour est présente ce jour là. La reine Marie d'Anjou et sa mère Yolande d'Aragon ainsi que le roi Charles VII que Jeanne reconnaît sans peine et avec qui elle s'entretient à huis clos.

Suite à cette fameuse conversation elle est dotée de :

On lui a bien sûr fait subir un examen prouvant sa virginité afin d'être certain de ne pas être en présence d'une sorcière.

Elle part ensuite pour Tours puis Blois ou elle rencontre :

et se retrouve à la tête d'environ 7 000 hommes.

Elle arrive ainsi à Orléans le 29 avril ou elle loge chez Jacques Boucher trésorier du roi Charles VII.

Orléans est libéré le 8 mai.

 

Le 17/07/1429 Charles VII doit à Jeanne son sacrement royale à la cathédrale de Reims.

 

Sacrement du roi Charles VII à Reims
Sacrement du roi Charles VII à Reims

 

 

MAIS Jeanne ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et décide malgré la désapprobation du roi de reprendre Paris.

 

Attaque de Paris

 

Le roi lui cherche à négocier la paix avec les Bourguignons.

Le 26/08/1429 Jeanne et le duc d'Alençon sont à Saint Denis pour préparer une attaque sur Paris. Le roi toujours hésitant arrive 15 jours plus tard.

Le 08/09/1429 c'est avec 8 000 à 10 000 hommes que Jeanne assiège Paris mais la ville est bien défendue par l'Isle-d'Adam et ne cède pas.

La pucelle est blessée à la cuisse par une flèche. L'armée royale quant à elle est dissoute à Gien le 21/09/1429.

Jeanne n'abandonne pas pour autant et en octobre 1429 elle rassemble une armée à Bourges sous le commandement de Charles d'Albret. Elle repart en guerre et se dirige vers la charité/Loire puis à Melun et enfin délivre Compiègne.

Le 23/05/1430 elle tombe dans une embuscade et faite prisonnière par Jean de Luxembourg qui la vend aux Anglais.

La pucelle est trimbalée pendant 7 mois de château en château et arrive à Rouen le 23/12/1429.

 

Procès pour hérésie

 

Le procès durera de janvier 1430 à mai 1431, elle sera juger pour hérésie et finira au bûcher le 30/05/1431 à 15 heures sur la place du vieux marché de Rouen.

 

Le 07/07/1456 la mémoire de Jeanne est réhabilitée. ( Déposition de Jean d'Aulon compagnon d'armes de Jeanne )

 

L'histoire officieuse :

 

Sa naissance est source de mystère car elle ne figure sur aucun document officiel et Jeanne elle même reste floue à ce sujet.

Jeanne à ses juges au procès de Rouen le 21/02/1431 :

"A ce qu'il me semble j'ai environ 19 ans"

En 1428 en arrivant à Chinon Jeanne dit au roi :

"Mon âge se compte par 3x7 = 21 ans"

donc elle serait née en 1407 ou 1408.

 

Ce sont les historiens qui ont calculé cette date de naissance de Jeanne soit le 06/01/1412 qui correspond à l'épiphanie.

 

Selon Roger Senzig co-auteur du livre avec Marcel Gay "De l'affaire Jeanne d'Arc" aucune sage femme n'a été demandé comme le voulait la coutume par la mère de  Jeanne alias

Isabelle de Vouthon dite Isabelle Romée qui était issue d'une grande famille du Bavarois et de Lorraine "Les Salm".

Or :

"La sage-femme devait prêter serment devant le prêtre conformément à une ordonnance épiscopale qui demandait à l'élue de présider aux naissances afin d'assurer le salut de l'âme des nouveaux nés s'ils étaient en danger de mort comme cela arrivait hélas souvent."

 

"Les batardisants" eux émettent 3 hypothèses :

Elle serait la fille de :

  • Charles VI d'Odinette et Champdivers
  • Charles d'Orléans et Isabelle de France
  • Isabeau de Bavière et Louis d'Orléans

 

C'est cette dernière hypothèse que retiennent bon nombre d'historiens tels que :

 

La reine de France Isabeau à l'âge de 36 ans et maîtresse attitrée du frère du roi le duc d'Orléans aurait donné naissance à un 12 enfants mort-né le 10/11/1407 à l'hôtel Barbette à Paris.

Hôtel Barbette de la reine Isabeau
Hôtel barbette de la reine Isabeau

 

En effet, le couple royal était en proie a de grandes difficultés car le roi faisait des crises de démence et Isabeau se réfugia alors dans les bras de son beau-frère le duc d'Orléans.

Tout ceci est consigné dans la chronique du religieux de st Denis et également dans "Le geste des nobles" de Guillaume Cousinot puis dans la chronique d'Enguerrand de Monstrelet.

 

Encore plus étrange, le 02/06/1429 le roi Charles VII à octroyé à Jeanne les armes de France à savoir "d'azur à deux fleur de lys d'or et au milieu une épée d'argent, la pointe d'en haut emmanchée de gueule estoffées d'or, la dite pointe passant parmi une couronne de même en chef."

Jeanne serait-elle d'ascendance royale ?

Pour en savoir plus sur le blason de Jeanne d'Arc c'est ici

 

Blason de Jeanne d'Arc
Blason de Jeanne d'Arc

 

A quoi ressemblait Jeanne ?

 

Jeanne d'Arc registre parlement de paris 1429
Jeanne d'arc - registre parlement de Paris 1429

 

La représentation la plus fidèle de Jeanne est celle se trouvant au dessus de la porte de la maison de Domrémy ou Jeanne vécue. En effet c'est grâce à un petit fils de Pierre d'Arc Étienne Hordal qui fit construire une chapelle au bois chenu à Domrémy avec une statue de la pucelle qui était la copie de celle du monument en bronze sur le pont d'Orléans que nous pouvons nous faire une idée de l'apparence de Jeanne.

 

Statue de Jeanne d'Arc de la maison de Domrémy
Statue de Jeanne d'Arc de la maison de Domrémy ( Web.muséo.vosges.fr )

 

Nous savons qu'elle avait un physique robuste, brune avec le cou bref et le visage rond. Elle mesurait environ 1.60 et était une cavalière hors pair. Il le fallait pour pouvoir supporter le poids d'une armure de 25 à 30 kilos avec une épée à la main pour guerroyer !

 

 

D'ailleurs qui étaient ses maîtres d'armes ? Ses 3 frères  ?

Comment une simple bergère sait-elle se battre ?

 

Jeanne bergère ?

 

 

Jeanne n'était pas bergère. Elle le dit elle même au procès les 22 et 24 février 1431 quand les juges lui demande. Elle n' a jamais gardé les moutons et autres bêtes.

Son père Jacques d'Arc était propriétaire de 20 hectares fermier général du lieu , doyen du village et procureur du capitaine de Vaucouleurs Robert de Baudricourt.

Selon Pierre de Sermoise Jacques d'Arc était un ancien noble.

En 1419 il loue la maison forte des seigneurs de Bourlemont ou château de l'île situé sur le promontoire du village de Domrémy. Le château était occupé auparavant par des gens d'armes ( probablement des templiers ou hospitaliers revenant des croisades ). Voir ici

Jeanne allait souvent prier le samedi à la chapelle de Bermont ou ermitage situé à 3 km de Domrémy qui appartenait également au seigneur de Bourlemont.

En faisant des recherches j'ai trouvé que que la chapelle de Bermont était dédiée à St Thibault de Provins ( qui était issue de la famille des comtes de Champagne ) et que ce saint était célébré au XII et XIII siècle par les troubadours ou trouvères.

Saint Thibault est également le patron des compagnons charbonniers, un courant proche des camaldules et des Franciscains.

 

Jeanne était elle instruite ?

 

Jeanne parle un excellent Français. Elle ne se comporte pas comme une simple bergère qui ne sait ni lire ni écrire mais au contraire est à l'aise à la cour et avec les chefs de guerre. Elle tient tête avec pertinence aux théologiens, aux docteurs d'université.

Bizarre pour une bergère.

Chose encore plus étonnante, elle aurait du parler le patois de sa région qui était un mélange fait de roman et de patois local selon l'historien et archiviste au Luxembourg Alain Aten.

Dans les années 1970 cet historien s'est entouré de linguiste et de gens de Domrémy pour reconstituer l'idiome des paysans du pays au XV siècle. Il a retranscris les réponses de Jeanne aux interrogatoires en patois et cela ne ressemble absolument pas au Français dans lequel s'exprimait Jeanne. Jeanne parlait le Français de la cour et non le patois d'une bergère.

Elle n'est certainement pas une illettrée et le dit elle même le 24/02/1431 à Rouen:

"Arrivée à sainte Catherine de Fierbois, j'assistai à 3 messes puis j'envoyai une lettre aux hommes d'église de ce lieu pour leur demander d'avoir l'épée et ils me l'envoyèrent."

Elle savait lire et écrire. Concernant la signature de la croix sur certaines déclarations, elle explique à un juge que la croix représente un code qui signifie qu'elle n'est pas d'accord avec le contenu du document.

D'ailleurs, croix qu'elle fera sur la cédule d'abjuration au cimetière de st Ouen en faisant un large sourire qui laissera perplexe les témoins de la scène.

 

Les voix

 

Elle entend pour la première fois la voix de l'archange saint Michel ( archange terrassant le dragon et patron des soldats ) à 13 ans puis viendront sainte Catherine ( patronne des élèves de philosophie et écoles de filles ) et sainte Marguerite ( patronne des femmes enceintes, sainte Marine devient Margarita ou perle en latin ) qui conseilleront Jeanne.

Ces deux saintes ont été enlevées de la martyrologie des saints par le concile Vatican II.

 

 

Jeanne et les Franciscains

 

Jeanne portait un anneau gravé"Jhésus Marie" signe de ralliement des Franciscains. Elle fera d'ailleurs peindre cette devise sur son étendard.

Nous avons précédemment vu que Yolande d'Anjou était proche de Jeanne, or Yolande était membre du tiers ordre Franciscain et fréquentait Colette de Corbie réformatrice de l'ordre des clarisses, ordre féminin Franciscain.

Jean Pasquerel, le chapelain de Jeanne était lui aussi Franciscain.

Les Franciscains, ordre des frères mineurs est un ordre mendiant crée par Saint François d'Assise en 1210. Saint François d'Assise  ( dont le nom de baptême est Jean ) est le fils de Pietro Bernardone, riche drapier d'Assise en Italie et de Dona Joana Pica issue de la noblesse provençale et originaire de Bourlemont près du village de Domrémy.

Dans sa jeunesse, Saint François d'Assise a adopté les idéaux courtois, chantait les chansons de geste des troubadours et voulait devenir chevalier.

 

 

Registre de Poitiers disparu ?

 

Jeanne fut interrogée à Poitiers en février 1430 et ses réponses sont consignées dans ce registre. Elle s'y réfère souvent lors des interrogatoires à Rouen mais ce fameux registre a disparu !

En 1933, un écrivain catholique citoyen d'honneur du Vatican ami du pape Pie XI, Édouard Schneider a consulté les archives Vaticanes et découvert le registre de Poitiers. Ayant subi des pressions pour ne rien divulguer de la naissance de Jeanne ( secret d'état) notamment du cardinal Tisserand il ne révèle aucune source dans son livre "Jeanne d'Arc et ses lys".

Ce registre se trouvait donc à cette époque au Vatican.

A savoir que lors du décès de ce cardinal Eugène Tisserand le 21/02/1972 qui était rappelons le bibliothécaire du Vatican et de ses archives secrètes, son appartement a été cambriolé et toutes ses notes, documents envolés.

 

D'après le journal "L'Est républicain "de l'époque :

"Un prélat Français, le secrétaire de Tisserand Mgr Roche aurait expédié secrètement 12 malles de documents quelque part en France. Le Vatican aurait demandé l'aide des autorités Françaises pour récupérer les documents classés documents secrets d'état."

Le pape Pie II s'interrogeait également sur Jeanne dans "Description de l'Europe" sous le nom de Gobelin.

 

" Etait-ce œuvre divine ou humaine ? Il me serait difficile de l'affirmer. Quelques'uns pensent que les Anglais prospéraient, les grands de France étant divisés entre eux, sans vouloir accepter la conduite de l'un des leurs, peut-être que l'un d'eux plus sage et mieux éclairé aura imaginé cet artifice de produire une vierge divinement envoyée et à ce titre réclamant la conduite des affaires; il n'est pas un homme qui puisse refuser d'avoir Dieu pour chef. C'est ainsi que la direction de la guerre et le commandement militaire on été remis à la pucelle."

 

 

Yolande duchesse d’Anjou et rené d'anjou

 

C'est une proche de Jeanne. C'est elle qui a supervisé l'examen prouvant sa virginité et c'est elle également qui finance les troupes militaires et lui adjoint le chevalier Jean d'Aulon.

Elle fait partie du tiers ordre Franciscain et elle est proche de Colette Corbie.

Elle est la fille de René d'Anjou, roi de Jérusalem, de Naples et d'Aragon et comte de Provence.

René était un érudit, un mécène passionné des arts et féru d'occultisme ( il a été d'ailleurs victime d'une tromperie  alchimiste ici ) il aime également la littérature courtoise des troubadours et compose lui même des poèmes dans ce style littéraire. Voir "Le livre du cœur d'amour épris" ,

A la cour du Duc René, nous retrouvons Jacques d'Arc "le père" de Jeanne et le chevalier de Baudricourt.

Mais également vers 1440 Francesco Prelatti, clerc Florentin, alchimiste qui inspira Gilles de Rais compagnon d'armes de Jeanne d'Arc dans sa quête de l'immortalité. René d'anjou le nomma capitaine de la Roche sur Yon sous le nom d'emprunt de François de Moncatin.

René fonda le deuxième ordre de chevalerie du croissant en 1448 ( le premier fondé en 1268 exista peu de temps ) à Angers dans la continuité de l'ordre de la croix fondé en 1375 par Louis I. Mais le pape Paul II y mit un terme en 1460.

René était également membre de l'ordre de la toison d'or.

Il a eu pendant un temps pour médecin l’aïeul de Nostradamus, le médecin  Jean de Saint Rémy

Et a embauché Christophe Colomb à l'âge de 21 ans en tant que corsaire dans sa flotte. ici

 

 

Les compagnons d'armes de Jeanne

 

Jeanne le 21/04/1429 est à la tête d'une armée d'environ 7 000 hommes. Armée financée par Yolande d'Anjou. Les plus grands seigneurs la compose :

 

  • Jean le batard d'Orléans
  • Bertrand de Poulangy
  • Xaintrailles
  • La Hire
  • Gilles de Rais
  • Duc d'Alençon
  • Jacques de Chabannes
  • Antoine de Chabannes
  • Arthur de Richemont

Et personne ne conteste son autorité.


Arrestation de Jeanne

 

C'est au cours du 23/05/1430 vers 17 heures lors d'une bataille à Margny qu'elle est désarçonnée de son cheval par Lyonnel batard de Vendame, un des chevaliers de Jean de Luxembourg.

Elle est dépouillée de son armure et se retrouve nue ( donc non Jeanne n'est pas un homme ) on lui ôte également sa bague ( qui deviendra la propriété du roi d'Angleterre Henri VI ).

Le chroniqueur Bourguignon Enguerrand Monstrelet est présent lors de la visite à Jeanne de Philippe le Bon mais étonnamment ne se souvient plus de la conversation.

Jean de Luxembourg charge donc l'évêque Cauchon de finaliser la transaction financière auprès d'Henri VI d'Angleterre.

Le 15/11 il achète Jeanne 10 000 couronnes, le prix d'un prisonnier royal. Elle est prisonnière à Arras et séparée de Jean d'Aulon et Pierre d'Arc.

Elle tente à multiples reprises de s'évader.

Le 23/12 elle est conduite au château royal de Bouvreuil à Rouen.

 

Le château royal de Bouvreuil et le souterrain

 

Château de Bouvreuil à Rouen
Château de Bouvreuil à Rouen

Elle est enfermée dans une tour du château donnant sur les champs et prisonnière dans une chambre avec cheminée. Le notaire Guillaume Colles nous dit que Bedford pouvait rendre visite à Jeanne par un passage secret.

Or, il est avéré qu'existait un puits menant à un souterrain dans la cour proche de la tour de Jeanne. Ce puits existe toujours au 102 rue de Jeanne d'Arc à Rouen. ici

Accusée d'hérésie lors de son procès elle est condamnée au bûcher. C'est le régent Bedford avec l'aide de l'évêque Cauchon qui l'aideront à s'évader par ce souterrain, remplaçant la pucelle sur le bûcher par une femme accusée de sorcellerie.

 

Le procès

 

C'est l'université de Paris tenue par les Dominicains ( ennemis des Franciscains ) qui demande un procès pour hérésie et sorcellerie.

Les Anglais ne désirent eux que l'annulation du sacre du roi Charles VII à Reims.

Le hic c'est que Jeanne est vierge et la duchesse de Bedford l'a également constatée. Elle ne peut donc être habitée par Satan.

L'université s'étonne de la lenteur de la procédure et l'évêque Cauchon est soupçonné de jouer un double jeu en faveur de Jeanne.

Le procès débutera le 09/01/1430 sous le présidence de deux juges :

  • L'évêque Cauchon
  • Le représentant de l'inquisition Jean Lemaitre
  • L'avocat général est Jean d'Estivert. 

Jeanne n'a pas d'avocat et le procès est à charge.

Les séances ont lieu le 21/02 en la chapelle du château et les suivantes dans la chambre du parement. Certains interrogatoires dans la prison du château.

On apprend que Jeanne a travaillé comme serveuse dans une auberge à Neufchâteau ( 20 km de Domrémy ) qui appartenait à une femme prénommée "La rousse" et qui était un lieu de prostitution.

C'est en ce lieu d'après Jean d'Estivert l'avocat général que Jeanne aurait appris à monter à cheval.

Pour Guillaume Manchon prêtre et notaire de la cour archiépiscopale de Rouen le procès a été truqué.

En effet, il révèle quelques années plus tard, en 1450 lors du procès en nullité de condamnation que les juges faisaient pression pour qu'il change son discours.

 

C'était un procès purement politique rondement mené.

 

En effet, il est à noter que le 13 mai 1431 Richard Beauchamp le gouverneur du château de Rouen et sa fille Margaret Talbot  invite à leurs table Louis de Luxembourg, Pierre Cauchon, Jean de Mailly évêque de Noyon, Jean de Luxembourg, des chevaliers Bouguignons, des prêtres Anglais....

Probablement pour définir les modalités d’exécution ou de libération..de Jeanne.

Le 24 mai Jeanne est conduite au cimetière de Saint-Ouen de Rouen ou elle refuse tout d'abord d'abjurer puis finit par dire "Je me soumets à l'église."

L'évêque Cauchon lui fait signer alors une cédule d'abjuration qui ne comportait que 6 lignes dixit le notaire Nicolas Taquel en 1456. ( confirmation par le chanoine de Paris Jean Monet et le chanoine Guillaume de la chambre )

Or, dans les pièces de condamnation du procès la cédule fait 48 lignes avec la signature de Jeanne suivie d'une croix. Il y' a donc eu substitution de documents.

De plus un certain Guillaume du désert et l'évêque de Noyon ont remarqué que Jeanne riait en prononçant l'abjuration. Ce jour là elle est condamnée à la prison à perpétuité.

 

Les Anglais ne sont pas contents de la sentence et s'en prennent à Cauchon.

 

Elle réintègre son cachot avec ses vêtements de femme car au XV siècle le port de vêtements d'hommes par une femme  est un crime au regard de l'inquisition.

Mais le 27 mai Jeanne a revêtu des habits d'hommes dans sa cellule.

Pourquoi et surtout QUI lui à fourni ?

André Marguerie archidiacre de petit Caux en l'église de Rouen s'est rendue au château pour comprendre comment Jeanne avait obtenu des habits d'hommes, mais les gardes Anglais furieux de cette question le mirent dehors.

Ceci est relativement intriguant. Les vêtements ne sont pas arriver dans la cellule par hasard. C'est les Anglais qui lui ont ôter ses vêtements de femme afin qu'elle soit obliger de se vêtir de vêtements d'hommes laissés volontairement dans son cachot.

Ainsi, elle retombe en hérésie et de ce fait doit être juger une seconde fois au pouvoir civil.

Un deuxième procès est expédié le 29 mai ou cette fois ci elle est condamnée au bûcher.

 

Exécution de Jeanne le 30 mai 1431

 

Le bûcher est installé sur la place du vieux marché de Rouen. Elle arrive à 9 heures du matin, le visage embronché ( caché, voilé ) selon le chroniqueur Perceval de Cagny.

Personne ne peut donc la reconnaître. Les volets des maisons donnant sur la place ont été cloués afin de ne pas voir le supplice. Pourtant l’exécution est publique...

Charles VII n'a semble t-il rien fait pour venir en aide à la pucelle. Aucun de ces compagnons d'armes ne lui a rendu visite ou envoyé une lettre.

Le roi ne fait aucun démenti sur l'hérésie de Jeanne. De quoi a t-il peur ?

Peut-être que l'on découvre l'origine de Jeanne, à savoir que c'est sa sœur mais également la sœur de Catherine reine d'Angleterre, la mère du roi Henri VI.

C'est ici qu'à lieu la substitution de Jeanne avec une autre femme qui sera brûlée à sa place.

 

Réhabilitation

 

En 1450 le roi Charles VII demande au pape l'ouverture d'un procès en annulation de la condamnation de Jeanne pour hérétique.

En effet, le Roi Charles VII doit sa couronne à Jeanne la Pucelle qui est considérée comme  "Hérétique" par l'église.

 

Le Roi Charles VII
Le Roi Charles VII ( 1403-1461 )

Le pape Nicolas V s'y oppose.

C'est avec le pape Calixte III ( Borgia ) en 1455 que le procès est ouvert. La sentence d'annulation et de réhabilitation sera rendue le 07 juillet 1456.

 

Jeanne n'est pas morte sur le bûcher ?

 

Nous avons vu plus haut qu'un passage souterrain existait au sein du château de Bouvreuil et que Jeanne s'est évadée par celui-ci avec l'aide du régent Bedford.

Dans une chronique tenu par Pierre de Saint Dizier le curé de saint Eucaire , doyen de saint Thiébaut et official de Metz nous pouvons lire au 24/01/1460 :

 

"L'an 1436, sire Philippe Marcoult fut maitre échevin de Metz. La même année le 20 mai 1436 vint la pucelle Jehanne qui avait été en France, à la grange aux ormes, près de st Privat et fut amené là pour parler avec les seigneurs de Metz. Elle se faisait appeler Claude. Le même jour ses deux frères vinrent la voir en ce lieu. L'un était chevalier messire Pierre, l'autre écuyer et ils croyaient qu'elle avait été brulée. Mais sitôt qu'ils la virent, ils la reconnurent pour leur soeur et les reconnut de même."

Bibliothèque nationale Naf 6699 annexe IX

 

Claude des Armoises ou Jeanne du Lys

 

En 1436 près de Metz une dénommée Claude des armoises dit être Jeanne la pucelle.

Marié avec le chevalier Robert des Armoises, elle donne rendez-vous le 20 mai 1436 à ses deux frères Pierre et Jean d'Arc à la Grange aux Ormes, une ferme château de la défense sud de Metz. Est présent ce jour là également Nicole Louve , Nicole Grognat gouverneur des fortifications de la cité et quelques autres notables.

Or, personne ne s'offusque de cette réapparition de Jeanne la pucelle. Ses frères l'emmènent à Vaucouleurs, à Domrémy puis à la basilique Notre Dame de Liesse près de Laon, patronne des prisonniers évadés.

Par la suite elle part pour le château d' Arlon ou elle rencontre la Duchesse de Luxembourg, Elisabeth de Gorlitz, Jean de Rodemack  ... Tout ce petit monde accepte donc que Claude des Armoises soit Jeanne. 

Dans les archives d'Orléans, on trouve trace de sa présence dans les environs  à plusieurs reprises et ce jusqu'en septembre 1440 , avec par exemple ce passage :

"Le 25 juillet 1436, au soir, pour faire boire un messager qui apportait lettres de Jeanne la Pucelle et allait par devers Guillaume Bélier, bailli de Troyes, pour ce..."

C'est tout de même étonnant cette histoire.

Plus étonnant, des autorisations de séjour au nom de Jeanne la Pucelle de France se trouve dans les archives de la ville de Cologne pour l'année 1436.

En effet, Jeanne/Claude des Armoises soutenait l'archevêque de Trêves Ulrich Manderscheid contre l'avis du pape Martin V à la nomination du chapitre de Trêves.

Quel était le rôle de Jeanne dans cette affaire ? 

Le fait est que l'inquisiteur Henri de Kalteisen ordonna une enquête sur elle.

Il découvre qu'elle monte à cheval avec des vêtements d'hommes, qu'elle mange et boit avec des notables de la région de Mayence, qu'elle fait des tours de magie... Il l' a convoque, elle ne vient pas donc il l'excommunie.

Ce fait historique est cité par le dominicain Johannes Nieder de Bâle en Suisse dans son traité sur la discipline religieuse Malleus maleficarum au livre V "Fornificarum".

 

" Henri Kalteisen inquisiteur était dans la ville de Cologne et vit une jeune fille qui se déplaçait sans cesse habillée en homme, portait des armes comme un mercenaire de la noblesse. Elle se livrait à la danse avec les hommes, mangeait et buvait de sorte qu'elle semblait dépasser dans tous les domaines des limites tolérées au sexe féminin. A cette époque, hélas, deux personnes briguaient le siège de l'église de Trèves et elle se vantait de pouvoir faire introniser une personne plus que l'autre. Elle affirmait être Jeanne la pucelle de France....A Cologne, elle avait accompli en présence des nobles des choses magiques qui semblaient appartenir à la sorcellerie, elle fut donc activement recherchée par l'inquisiteur.

Le comte de Virnembourg qui prenait soin d'elle réussit à la faire sortir en cachette de Cologne, elle quitta l'Allemagne pour épouser en Gaule un chevalier qui ne craignait ni l'interdit de l'église ni l'épée."

 

Résumons donc : En 1436 Claude des Armoises qui se disait être Jeanne la Pucelle est reconnue comme telle par sa famille, ses proches et des notables. Sont-ils tous fous ? Ont-ils été payés ? Des traces de son passage à Orléans subsistent dans les archives de la ville ainsi que dans le Malleus Mallificarum qui décrit Jeanne quand elle était à Cologne.

 

Qui est Robert II des Armoises ?

 

Né à Tichemont à la fin du XIV siècle en Lorraine, de Richard II des Armoises. La famille est originaire des Ardennes. Il entre jeune au service de Charles d'Orléans, devient écuyer en 1412 et obtient la seignerie de Norroy le sec.

En 1415 Charles d’Orléans est capturé, Robert se fait admettre donc en mai dans la compagnie des "Lévriers blancs" composé de 20 chevaliers et 27 écuyers dont les frères des Armoises ( Jehan et Robert ). En 1417 il est nommé conseiller du cardinal Louis le Bar. En 1419, il est fait chevalier se marrie avec Alix de Manonville. 

En 1422 il vend une partie de ses biens à Charles II de Lorraine et en 1424 sous prétexte qu'il n'a pas consulté pour la vente de ses biens le Duc de Bar, ce dernier lui confisque le château de Tichemont et le donne à Jeoffroy d'Apremont.

Devenu veuf dans la quarantaine, il se marrie avec Claude des Armoises en 1436 et demeure à Metz dans une maison près de l'église Sainte Ségolène. Cette maison fut démolie en 1852 ( angle de la rue de la boucherie et rue Saint Georges ). Il ne reste que la porte en bois du XV siècle avec les portraits de Jeanne et Robert sculptés dessus conservée au musée de Metz.

Claude des Armoises et Robert II des Armoises au château de Jaulny
Claude des Armoises et Robert II des Armoises au château de Jaulny

 

Jeanne/Claude combat les Anglais en 1436 à la Rochelle 

 

Ici, ce sont des archives Espagnoles qui citent Jeanne défendant la Rochelle contre les Anglais. Or, en 1436 Jeanne normalement est décédée...

  • La Cronica de Don Alvaro de Luna connetable de Castille, maitre de Santiago

" Comment la Pucelle se trouvant devant la Rochelle fit appel au Roi pour qu'il lui vienne en aide. La Rochelle une des villes les plus fortifiées du monde et de grande importance, elle écrivit au roi et envoya ses ambassadeurs le suppliant de lui envoyer des navires de l'Armada. 25 navires et 15 caravelles lui firent envoyés, elle remporta la victoire et d'autres ou la flotte de Castille se couvrit de beaucoup d'honneurs."

  • Le Liscelanes historicogeographica , archives de Madrid

"En se rendant compte qu'elle ne pouvait remporter la victoire, Jeanne écrivit au roi Don Juan II de Castille pour lui demander de l'aider avec quelques navires. Celui-ci envoya 35 navires et 15 caravelles. Ils ne purent rentrer dans le port à cause des chaines qui barraient l'entrée. Jeanne fit fabriquer des scies...."

  • Chronique Lorenzo Galnidez de Carbajal de 1517

Cette chronique confirme les  documents précédents et donne les noms des ambassadeurs Français auprès du roi de Castille. L'archevêque de Toulouse Don Louis du Moulin et le senechal Jehan de monais.

 

Jeanne ou Claude des Armoise et Gilles de Rais 1439

 

Claude des Armoises en 1439 commande vers le Mans une compagnie de gens d'armes financée par Gilles de Rais, ancien compagnon de la Pucelle. C'est étonnant, et nous l'apprenons par une lettre de rémission du roi Charles VII à un Jean de Siquenville datée du 19 juin 1441, conservée aux archives nationales ( Ms JJ 176N°84f50v° et 51 r°, annexe XXIII ).

Mais Jeanne est relevée de son commandement.

Pourquoi ? Le document ne le dit pas.

Sûrement du au fait que Gilles de Rais est arrêté le 14 septembre 1440 par Jean Labbé sur ordre de l'évêque de Nantes Jehan de Malestroit. Accusé d’assassinat de jeunes garçons, sodomie, évocation démons, alchimie, sorcellerie le procès s'ouvre le 13 octobre et s'achève le 25.  

Le 26 octobre 1440 il est d'abord pendu puis en partie brûlé et enterré dans l'église du monastère Notre dame des carmes de Nantes.

En l'été 1439, selon le livre  "Preuves de l'histoire de Bretagne" de Dom Morice, l'on sait que Gilles de Rais est à Orléans le 14 juillet 1439, le 18 juillet c'est au tour de la Hire, le 20 Jamet de Tillay, bref tous les anciens compagnons de Jeanne sont présents. 

Claude des Armoises arrive à berner les anciens compagnons d'armes de Jeanne ?

Gilles de Rais fut l'un des plus fidèles à Jeanne et de ce fait paya un écrivain afin de rédiger les événements d'Orléans. Ce récit vit le jour sous le nom de "Mystère du siège d'Orléans", il est conservé à la bibliothèque du Vatican dans le fonds de la reine Christine de Suède ( alchimiste ) qui fonda à Rome l'académie des Arcades. 

Cette pièce entièrement financée par Gilles de Rais fut jouée à Orléans les 8 mai 1435 et 1439 avec 140 acteurs et 300 figurants.

 

Jeanne des Armoises  inculpée pour imposture selon "Le journal d'un bourgeois de Paris

 

Jeanne des armoises est inculpée pour tromperie, meurtre, violence envers sa mère...par l'université et le parlement de Paris. 

Mais fut acquittée...

 

Rencontre de Jeanne avec le roi Charles VII en 1440

 

Cette rencontre est relatée par Pierre Sala le valet de Louis XI dans "Hardiesse des grands rois et empereurs". C'est à son ami Guillaume Gouffier, proche de Charles VII à qui l'on doit la confidence.

Le roi Charles VII aurait pardonné à Jeanne/Claude sa désobéissance concernant l'attaque de Paris.

"...Pucelle ma mie vous voyez la très bien revenue au nom de Dieu qui connaît le secret qui est entre vous et moi." 

 

Ou repose le corps de Jeanne la Pucelle ?

 

D'après le livre "L'affaire Jeanne d'Arc", elle pourrait reposer avec son mari en l'église de Pulligny sur Madon et serait décédée le 04 mai 1449.

Une autre hypothèse est celle du chercheur Ukrainien  Serguei Gorbenko qui en 2002 pense avoir trouvé le crane et des restes d'ossements de la Pucelle en la basilique Notre dame de Cléry Saint André à 15 km au Sud-Ouest d'Orléans.

Malheureusement il ne donne aucune preuve de ses découvertes.

 

Sources :

  • Colette Beaune, Jeanne d'Arc vérités et légendes ( Historienne, spécialiste de Jeanne d'Arc et qui combat la thèse survivaliste de Claude des Armoises ) 
  • L'affaire Jeanne d'Arc, Roger Senzig ( Ancien des services secrets, spécialiste de Jeanne d'Arc, latiniste, paléographe ) et Marcel Gay ( Grand reporter affaire judiciaire )
  • Documentaire Le mythe de Jeanne d'arc de Martin Meissonnier pour ARTE

 

 

 

 

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